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Fruits et légumes : le marché calédonien sera approvisionné

Certains médias ont versé quelque peu dans le sensationnalisme en évoquant une possible crise des fruits et légumes. Certes les passages successifs de la dépression Lucas et du cyclone Niran, mais aussi la mise en confinement de la Nouvelle-Calédonie, créent une situation exceptionnelle face à laquelle l’Agence rurale s’est mobilisée.

Il faut rappeler tout d’abord qu’hormis les épisodes climatiques que nous venons de vivre, le début d’année est une période peu propice à la production agricole, et surtout maraîchère. Il devient donc difficile de trouver certains produits sur les étals des marchés ou les rayons des supermarchés et de fait, les prix ont tendance à augmenter. Comme tous les ans, en ce début d’année, les productions maraîchères sont moins abondantes. La dépression Lucas le 3 février suivie du cyclone Niran le 7 mars ont encore renforcé l’absence des produits sur les étals calédoniens. « Au mois de février, indique ainsi Richard N’Guyen, chargé de mission sur la filière fruits et légumes à l’Agence rurale, l’indice des prix du marché de gros des légumes a fait un bond de 15 % par rapport à janvier 2020. Il devrait d’ailleurs poursuivre sa progression suite aux phénomènes météorologiques défavorables à la production agricole. En revanche pour ce qui concerne les fruits, l’indice des prix au marché de gros de février a reculé de plus de 20 % par rapport au mois de janvier. »

Des autorisations exceptionnelles

C’est justement pour éviter la pénurie que l’Agence rurale s’est mobilisée. Ainsi, pour la période du 16 mars au 15 avril 2021, plus de 1 350 tonnes de fruits et légumes soumis d’ordinaire à des restrictions quantitatives, ont été libérées afin de pouvoir approvisionner le marché de façon suffisante. Les seules restrictions restées en vigueur ont concerné les oranges, les mandarines et les ananas puisque les producteurs locaux ont assuré être en mesure d’alimenter le marché calédonien. Comment cela fonctionne ?

« Chaque début de mois, précise Richard N’Guyen, nous recevons les prévisions de récoltes de la DAVAR. On sait donc à peu près ce qui est produit sur le territoire et nous pouvons alors contacter les grossistes et les importateurs qui formulent leurs demandes sur les différents produits à importer. »

Bien que les quantités accordées à l’importation soient conséquentes pour le mois de mars et avril, certains produits fragiles, qui supportent mal le transport, sont difficilement acheminés sur le territoire, c’est le cas de la salade ou des concombres.

« À la même période l’an dernier, précise Richard N’Guyen, nous avons dû contingenter les importations et les restreindre 1071,4 tonnes. Cette année en revanche, tout est ouvert. »

Pour que les consommateurs s’y retrouvent

On peut rappeler que selon la DAVAR, en 2019 nous avons consommé en Nouvelle-Calédonie 24 118 tonnes de fruits et légumes, soit 9 100 tonnes de fruits et 15 018 tonnes de légumes).

« L’Agence rurale n’est pas responsable d’une éventuelle pénurie des fruits et légumes sur le marché en Nouvelle-Calédonie, insiste Lionnel Brinon, le président de l’Agence. Au contraire nous avons ouvert toutes les vannes et autorisé l’entrée de tout ce que les importateurs nous demandent aujourd’hui, car en cette période la production locale en fruits et légumes est réduite. Et nous autorisons ces importations pour permettre aux consommateurs de s’y retrouver tant en quantité qu’en qualité. Toutefois, il peut y avoir des ruptures inhérentes aux grossistes ou aux transporteurs, en particulier à cause des retards des bateaux notamment en provenance d’Australie et de Nouvelle-Zélande. »

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