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Repair : un appui technique pour une agriculture responsable

Le réseau Repair (Réseau Professionnel pour une Agriculture Innovante et Responsable) est une association loi 1901. Au début de novembre, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a adopté un texte renouvelant l’agrément du réseau en qualité d’organisation professionnelle agricole (OPA).

L’agrément du gouvernement est un moyen de reconnaissance d’un certain nombre d’organisations professionnelles comme étant utiles au secteur agricole. « Cet agrément, explique Julie Deffieux, directrice de Repair, est attribué pour une durée de trois ans selon certains critères. D’abord il faut avoir une dimension territoriale et être à jour de toutes ses obligations associatives. En outre, il faut contribuer au recueil de données statistiques agricoles et à la préservation du statut sanitaire du territoire, deux missions relevant des compétences de la Nouvelle-Calédonie. » Repair, qui compte une soixantaine d’agriculteurs adhérents, recueille leurs volumes et surfaces de productions et les compile par filière.

« Nous avons développé un logiciel de gestion parcellaire, explique Julie Deffieux. Il permet aux agriculteurs de saisir leurs données de production et toutes leurs interventions agricoles. Avec l’accord de chaque utilisateur, la transmission automatique de données à des organismes tiers, dont la DAVAR, sera possible. Ceci permettra de renforcer la collecte de données fiables et régulières, pour une meilleure connaissance du secteur agricole. L’outil est déjà en place, mais nous avons besoin de nos partenaires pour continuer à le faire évoluer. » Repair bénéficiait déjà de cet agrément, il s’agit d’une prorogation, « c’est important d’avoir cette reconnaissance pour mettre en valeur l’importance de notre activité au profit du secteur agricole calédonien. » De ce fait, au regard de sa dimension territoriale, de sa représentativité et de ses missions, Repair bénéficie aujourd’hui de deux agréments attribués par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Celui d’Organisation Professionnelle Agricole, qui vient donc d’être renouvelé, et celui d’Organisme de Défense et de Gestion du signe officiel de qualité « Agriculture responsable ».

Accompagner les agriculteurs

« Notre mission principale, précise la directrice de Repair, consiste à fournir un accompagnement technique aux agriculteurs en faveur de pratiques agro-écologiques. C’est le plus gros de notre travail et c’est ce sur quoi nous sommes le plus sollicités. » Cette mission consiste à aider les agriculteurs à réduire l’utilisation des intrants, à savoir les produits phytosanitaires, les engrais et l’eau, à n’utiliser que les moins impactant pour l’environnement. Pour cela, nous incitons les adhérents à enrichir la biodiversité végétale sur leurs exploitations, ce qui engendre de fait le développement de la faune.

Nous cherchons à développer et préserver les équilibres écologiques. « Notre deuxième grande mission, et nous avons un agrément du gouvernement pour cela, explique Julie Deffieux, c’est notre mission de gestion et de défense du label agriculture responsable ». Repair accompagne les agriculteurs d’une part à obtenir la certification, et d’autre part à la maintenir dans le temps. Repair mène également une veille sur le marché, « nous vérifions que le label est bien utilisé sur le marché, qu’il n’y a pas de mauvaises utilisations du signe qui puissent créer des incompréhensions chez le consommateur, explique Julie Deffieux. L’une des membres de notre équipe accompagne donc les agriculteurs, mais aussi plusieurs distributeurs, grossistes ou restaurateurs volontaires pour valoriser le label auprès de leurs clients. »

Faire évoluer l’Agriculture responsable

Toujours concernant le volet Agriculture responsable, Repair a travaillé à faire évoluer son cahier des charges, et ce notamment à la demande des agriculteurs dont les pratiques vont souvent au-delà des conditions émises par le cahier des charges. Cela répond également à une sollicitation du comité de certification. « Cette nouvelle version devrait être homologuée par le gouvernement en décembre prochain, souligne Julie Deffieux.

Les évolutions vont vers une plus grande prise en compte de la biodiversité, tant au niveau de la végétation qu’au niveau des sols. Notons que l’Agriculture responsable atteint aujourd’hui 4 000 tonnes de production certifiée à l’année, soit environ 17 % des fruits, légumes et céréales produits et commercialisés en Nouvelle-Calédonie ainsi que 400 000 plantes horticoles.

Les grands principes de l’« Agriculture responsable »
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