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Améliorer l’élevage équin calédonien

Par son histoire et ses traditions, la Nouvelle-Calédonie est terre de cheval. Aujourd’hui, après des années de travail, la filière équine est structurée et organisée et s’enrichit d’année en année. En 2020, même si la crise sanitaire a conduit à la suspension des courses hippiques, la filière n’en continue pas moins de progresser en particulier en termes de génétique.

La filière dispose ainsi grâce à la station d’élevage de Nessadiou à Bourail d’une étalonnerie et d’un centre d’insémination artificielle, dont les résultats sont salués par l’ensemble des acteurs du monde hippique. Inaugurée en 2004, cette étalonnerie accueille une soixantaine de juments par an et l’an dernier plus de 80 % des chevaux inscrits en compétitions de sauts d’obstacles en étaient issus. La génétique équestre a fait d’énormes progrès toutes ces dernières années permettant à la filière de connaître un très fort développement. Une étape est franchie aujourd’hui, avec l’arrivée en Nouvelle-Calédonie de 32 équidés (juments, étalons, ânes et baudets). Une opération unique en son genre.

Un investissement à long terme pour des retombées importantes

Cette importation massive va donc permettre d’améliorer sensiblement l’offre génétique pour l’élevage calédonien de chevaux. Cette opération a été portée par le Conseil du Cheval de Nouvelle-Calédonie, que préside Vincent Fardeau, et qui regroupe : le Comité régional d’équitation de Nouvelle-Calédonie, la Fédération des courses hippiques, l’Upra équine et le Groupement technique vétérinaire de Nouvelle Calédonie. On attend évidemment beaucoup de cette opération d’importation, et le Conseil du Cheval y voit le fait que, « par sa portée géographique, la pluralité de ses intervenants et les retombées économiques, sportives et ludiques attendues, cette opération est indéniablement structurante pour la filière équine. »

Sont donc arrivés le 18 septembre dernier, et placés en quarantaine : six juments et un étalon trotteur français, trois étalons (un pur-sang, un trotteur français et un selle français), 21 ânes (dont deux baudets et cinq ânons nés pendant la période de confinement en Métropole) et deux chevaux destinés à des particuliers privés. Les partenaires de l’opération soulignent que c’est bien toute la filière qui va bénéficier de l’arrivée de ce sang neuf en Nouvelle-Calédonie, à commencer par les éleveurs puisque l’offre génétique de l’étalonnerie va être renouvelée. Mais au-delà, les grands bénéficiaires seront bien les sports équestres et le monde des courses hippiques, et l’on n’oublie pas l’élevage asin, celui des ânes, puisqu’une nouvelle race, celle de l’âne des Pyrénées va donc être introduite. Signalons que les animaux ont observé un mois de quarantaine en Métropole avant leur départ, puis une quatorzaine à Païta, à leur arrivée en Nouvelle-Calédonie.

Un très large partenariat

Par son ampleur, cette opération a mobilisé les énergies et nécessité la plus large collaboration possible. « Elle est l’exemple d’une action fédératrice réussie par le Conseil du Cheval de Nouvelle-Calédonie, qui réunit les secteurs du sport et des courses hippiques dans une même opération », souligne son principal opérateur, mais tous les acteurs de la filière ont répondu présent. C’est ainsi qu’à différents titres, sont intervenus le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie via l’Agence rurale, les trois provinces, mais également le fonds Éperon, la Société d’encouragement à l’élevage du cheval français, la Fédération nationale des conseils des chevaux, la société Cheval Distribution et de plusieurs acteurs locaux et métropolitains de la filière équine. Ces opérateurs ont apporté des financements, leur expérience ou leur technicité.

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