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La babésiose toujours sous contrôle

Apparue en 2007, la babésiose fait courir un risque important au bétail. Avec le temps et la mobilisation de tous, si la maladie n’a pas été totalement éradiquée, elle est restée sous contrôle. Quelques foyers subsistent encore et c’est vers eux que le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a décidé d’agir.

En 2007, lorsqu’il a été détecté sur du bétail importé d’Australie la présence de la babésiose, on a craint pour notre élevage calédonien. Des mesures drastiques ont été prises et en deux années seulement, les foyers de babésiose ont été éteints, évitant ainsi la catastrophe. Toutefois, il reste une zone sous surveillance constante autour de la Tamoa où les conditions d’élevage, à l’évidence, manquent de rigueur.

Dans cette zone en effet circulent des bovins dits « féraux », c’est-à-dire des animaux domestiques que l’absence de surveillance (certains se sont échappés), a rendu quasiment à l’état sauvage. Et ces animaux féraux sont porteurs de la tique qui transmet la babésiose. « La problématique d’éradication de ce dernier foyer, précise le gouvernement dans un communiqué, réside essentiellement dans la circulation de bovins féraux dans cette zone. » Fort de ce constat, le gouvernement a décidé de modifier les conditions sanitaires relatives à l’élevage et l’abattage du bétail, et en particulier des bovins féraux.

Renforcement des conditions

L’objectif est clairement d’éviter que la maladie circonscrite à la zone de la Tamoa ne se diffuse plus largement. Cela conduit le gouvernement et les administrations concernées à opérer un nouveau travail de recensement et de cartographie. Ainsi, la liste des élevages et des propriétés concernés sur la zone a été mise à jour et complétée d’une cartographie du foyer actif. On sait mieux de cette manière de quoi on parle et sur quoi il faut agir. « Ces nouveaux éléments, précise le communiqué du gouvernement, permettent une meilleure compréhension de la situation et mettent en évidence la ceinture de protection établie autour des élevages à risque afin d’éviter la dissémination de la maladie. »

Pour le reste, l’arrêté du gouvernement modifie les mesures sanitaires obligatoires. C’est ainsi que les conditions de suivi de l’abattage des bovins féraux sont renforcées et que la circulation de tout animal pouvant transporter des tiques contaminées entre les exploitations concernées est limitée et contrôlée. Le gouvernement a également interdit l’implantation de nouveaux élevages bovins dans la zone. Et enfin, les bovins des élevages concernés vont maintenant être soumis à des contrôles sérologiques.

Conformément à ses statuts, l’Agence rurale finance les opérations de lutte et d’éradication de cette maladie, conduites par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.

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