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Transition agro-écologique : aides de l’Agence Rurale pour le changement de modèle agricole

L’agroécologie, c’est : « au-delà d’une pratique, une éthique de vie », Pierre Rabhi, paysan, écrivain et penseur français.

Depuis de nombreuses années, et en partenariat avec les agriculteurs, la Nouvelle-Calédonie s’est engagée dans une démarche d’agriculture durable. Dans cette perspective, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a souhaité que l’Agence Rurale développe à l’échelle du pays l’agroécologie en mettant en place un train de mesures d’accompagnement de cette transition. Au-delà, l’Agence Rurale est en train de mener une réflexion plus large sur un développement concerté de l’agroécologie en Nouvelle-Calédonie.

Qu’est-ce que l’agroécologie ?

Fusion de l’agronomie et de l’écologie, l’agroécologie est à la fois « une science et un ensemble de pratiques ». Pour aller plus loin dans sa définition, le ministère de l’Agriculture explique qu’il s’agit « d’utiliser au maximum la nature comme facteur de production en maintenant ses capacités de renouvellement. Elle implique le recours à un ensemble de techniques qui considèrent l’exploitation agricole dans son ensemble. C’est grâce à cette approche systémique que les résultats techniques et économiques peuvent être maintenus ou améliorés tout en améliorant les performances environnementales. » Ce n’est ni une mode, ni une tendance, encore moins une lubie, mais cela répond à une volonté forte d’atteindre deux objectifs : protéger un environnement de plus en plus menacé et apporter des solutions réelles aux besoins des consommateurs d’une alimentation saine et garantie.

Des bénéfices certains

Le souhait de l’Agence Rurale est bien de faire en sorte que l’agriculture prenne le virage agro-environnemental et d’accompagner les agriculteurs dans l’évolution de leurs pratiques. Pour l’heure, on n’en est qu’aux balbutiements, les évolutions et changements sont tels qu’il faudra du temps et de l’apprentissage. L’agroécologie se veut vigilante à la saisonnalité, la prise en compte des cours d’eau, du bien-être animal, et réclame l’abandon progressif, ou la diminution de manière drastique, de l’usage des produits. Parallèlement, l’agroécologie veut avoir une vision sociale du secteur par la prise en compte des conditions de travail et de rémunération des travailleurs de la terre. Et tout cela figure dans le cahier des charges soumis à ceux qui participent à la transition. 

Une formation et des aides indispensables

Mais faire évoluer les pratiques réclame un solide bagage de formation. Parce que de solides socles de connaissances sont nécessaires lorsqu’on souhaite se lancer dans l’agroécologie, l’Agence Rurale prend en charge en partie ces formations. Mais pour réussir cette transition, l’Agence Rurale veut aller plus loin. Elle se propose donc d’assumer, en grande partie, l’approvisionnement des intrants agréés pour une utilisation en agriculture biologique : engrais et amendements organiques, semences et alimentation pour les animaux, de même que les soins vétérinaires. L’Agence finance également les différentes certifications nécessaires et soutient la perte de rendement liée à la conversion…

Pour toute information complémentaire ou pour souscrire à ce dispositif d’aides, veuillez contacter l’Agence Rurale au 26 09 60 ou par mail : [email protected]

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