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Un 4e mandat pour Guy Monvoisin à la tête du syndicat des éleveurs

Ce 6 avril à Poya, Guy Monvoisin a été réélu à la présidence du syndicat des éleveurs. Une confiance que la profession lui a renouvelée pour un 4e mandat. Guy a toujours travaillé dans l’élevage, à l’ADRAF ou sur des stations, avant de se lancer à son compte. Depuis 25 ans maintenant, Guy Monvoisin gère son propre élevage à Pouembout en compagnie de son fils. Ce passionné d’équitation western consacre une part importante de son temps au syndicat des éleveurs et à la défense de la profession.

Comment s’est passée cette assemblée générale ?

Guy Monvoisin : De très nombreux éleveurs avaient fait le déplacement. Nous avons abordé beaucoup de sujets et les débats ont été intéressants. L’année 2018 a été en effet assez fructueuse en termes d’avancées, notamment sur le prix de la viande et sur la grande réforme de la classification bovine sur les carcasses qui conduit à la reconnaissance par les bouchers de certaines carcasses, jusqu’à présent mal valorisées. Après, nous avons abordé tous les sujets techniques qu’on aborde chaque année, avec un point particulier sur le foncier. Pour progresser, la filière élevage a besoin de surfaces, ça reste un point très important.

Comment se porte l’élevage en Nouvelle-Calédonie ?

G. M. : Il se porte comme une filière que l’on a rattrapée depuis 10 ans, qui avait été oubliée du paysage calédonien, mais on a eu la force de la maintenir et de la faire progresser. De là on a réussi à pérenniser la filière, à réinvestir, à reprendre le flambeau. Maintenant, on est en train de passer au stade de l’investissement, du renouvellement et puis éventuellement de mettre des vaches en plus, mais pour mettre des vaches en plus, il faut de la terre donc du foncier ; et du foncier il y a en a, mais il n’est pas disponible. Ça, c’est notre gros problème.

Quelles sont aujourd’hui les préoccupations principales des éleveurs ?

G. M. : Les changements climatiques. On a une sécheresse sévère maintenant tous les ans donc il faut faire avec. Alors on essaye de trouver des solutions et, en particulier, d’assurer aux éleveurs un revenu qui leur permet de rester, d’avoir envie de le faire. Et bien sûr le foncier et la sécurisation de ce foncier, car c’est toujours un problème en Nouvelle-Calédonie, on n’a pas encore bien discuté de cela. C’est vrai qu’on est un peu inquiets, car à chaque fois qu’il y a un problème sur les terres, c’est toujours chez nous que cela se passe.

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